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Fabrice Rebeyrolle

Peintre, Graveur, Editeur

Bibliographie

Textes sur la peinture de Fabrice Rebeyrolle​

2026

"Accepter la brûlure"

Isabelle Lévesque, juin 2026

 

2025

"Lignes de crête"

Sylvie Fabre G. ,Mars 2025

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2023

« Atelier des mains sur les blessures de la couleur  »,

« Portrait de Fabrice Rebeyrolle en apnée dans sa nuit blanche  ».

« Notes sur la figuration du corps abstrait  » et
« L’écriture de la couleur comme poétique de la ferveur et de l’apaisement  » Dominique Sampiero, Août 2023

« Horizons  » ,Isabelle Lévesque , juillet 2023

 

2022

« Un arbre, un poème aussi bien » Pierre Dhainaut, Mars 2022

«  Et avec eux le monde advient » Sylvie Fabre G. , Mars 2022

 

2021

« L'enfance à Auvers-sur-oise de Fabrice Rebeyrolle » et

« L'infante solitaire de Fabrice Rebeyrolle » Philippe André, Mars 2021

 

2020

« Fabrice Rebeyrolle ou la craie démesurée » Isabelle Lévesque

« Immortelle » Isabelle Lévesque

« Les gouffres du temps ou les livres-objets dans la peinture de Fabrice Rebeyrolle » Isabelle Lévesque

« Fragments d'immensité » Christian Noorbergen

 

2016

« Fabrice Rebeyrolle en poésie » Bernard Teulon - Nouailles

 

2015

« J’aime fabriquer ma peinture » Geneviève Perrin

 

2014

« Fabrice Rebeyrolle ou le désir du beau » Jean- François Naudier

 

2013
« L’être, l’Art et la nature » Pierre Givodan

« Il y aurait encore à regarder » Sylvie Fabre G
« Chaque toile est une pierre » Frédéric Jeannin

« Dédale et Icare » Emmanuel Merle

 

2012  
« La Selva Oscura de Fabrice Rebeyrolle » Philippe André

« Fabrice Rebeyrolle ou le désir du beau » Jean-François Naudier
« Les corps d’âme de Fabrice Rebeyrolle » Dominique Roussel

« Encore » Jean Gabriel Cosculluela
« Défiguration » Isabel Da Silva

 

2011

« Le saisissement et la fureur » Philippe André

« Quand la chair est vaine » Bernard Teulon-Nouailles
« Naissance de la peinture » Thierry –Hugues Lemaître
« Terre arable du songe » Catherine Plassart

 

2010

« Des blessures de ciels » Christian Noorbergen
« Un jour d’exercice sur la terre » Jean Gabriel Cosculluela
« Peintures en chair et en os » Marie- Agnès Charpin
« Fabrice Rebeyrolle , un peintre gardien du feu » Sylvie Fabre G.

 

2009
« Cette matière que l’on dit brute » Claude Frontisi

« No Man’s Land » Antoine Fouco
« Dans la fleur le secret » Catherine Plassart
« La poésie de la peinture fait apparaitre les choses invisibles » Etienne Gentil
« D’étranges et tragiques fleurs » Pauline Godart

« Passages et passeurs » Claude Frontisi

 

2006
« Postura » Ménaché

 

2005

« Elégie » Ménaché

« Mélancolie baroque » Ménaché

« Entre terre et ciel » Léon Diaz- Ronda

 

2004
« Fabrice Rebeyrolle ou le double battement de l’image » Marie- Claire Bussat –Envoldsen
« Silva, silvae » Sylvie Fabre G.

« Gran- Corpas » Léon Diaz- Ronda

 

2003
« Dis moi son nom » Sylvie Fabre G.

 

2002
« Ta peau d’homme » Sylvie Fabre G.
« La peinture dans la peau » Lionel Vallar

 

2000
« Une peinture de corps » Jean-Louis Roux
« De corpore » Sylvain Pérard

« A fleur de peau » Claude Frontisi

« De Corpore » Henry Nesme

 

1999
« Cet obscur objet de la peinture » Claude Frontisi

 

1998
« L’harmonie abstraite de Fabrice Rebeyrolle » P. Dedieu- Grasset

 

1997
« Une présence intense » Marc Hérissé
« Entre transparence et opacité » Bernard Teulon-Nouailles

 

1996
« La matière avant toute chose » Daniel Villon
« De haute lutte » Lise Ott

 

1995

«  Quand la matière prends corps » Bernard Teulon - Nouailles

"La matière révélée" Marc Hérissé

 

1994
« Fabrice Rebeyrolle et la matière du monde » Bernard Teulon - Nouailles
« Quand les rêves de la matière traversent les signes » Christian Noorbergen
« Spontanée ou raisonnable » Lise Ott
«  Noblesse sauvage » Marc Hérissé

« Les forces telluriques de la peinture » Laurence Pythoud

 

1993
« Rencontre » Bernard Bost
« Les forces telluriques de la peinture » Laurence Pythoud

 

1992
« Ce qui se risque sur le papier » Gérard Barrière
« Parcours au musée » Patrick- Gilles Persin
« La peinture de Fabrice Rebeyrolle » Marc Hérissé
« Entre éthique et esthétique » P. Robin
« L’expérience de la matière » M. Dickmann

 

1991
« Vivant et vibrant » Patrick-Gilles Persin
« Verticalité à l’horizontal » M. Chelbi
«  Préhistoire et peintures contemporaines » Anne Leblanc

 

1990
« Penser n’est pas raisonner » Jean- Luc Chalumeau
« Sur les traces de Van- Gogh » François Beguin
« Matières premières » Pierre Souchaud

 

1989
« La matière dans la couleur » Roland Gosselin

 

1988
« Entrer dans la poésie » Luc Jacob Duvernet

 

1986
« L’homme qui peint » Patrick Mery
« L’invitation à l’errance »  Philippe Anjubault

 

1985
« Une peinture de la force » Pierre Planche
« Géant » Denise Lockman

Extraits

2015

« J’aime fabriquer ma peinture » Geneviève Perrin

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Peintre, graveur et éditeur né à Paris en 1955,

Fabrice Rebeyrolle conjugue la pratique des arts plastiques dans une quête poétique permanente.

Il réalise le plus souvent des toiles ou des œuvres sur papier de grand format mais aussi des gravures et des livres d’artiste avec de nombreux poètes.

Nourrie par ses recherches, sa peinture trace un territoire entre rigueur et chaos, entre l’histoire de la peinture et l’approche contemporaine.

Une corrélation se fait jour entre l’intériorité expressive et la volonté de construire la peinture.

Son travail se révèle très physique, tout en matière, à partir de pigments et bien d’autres ingrédients qu’il utilise en couches comme des strates géologiques. Le support devient alors une véritable plaque sensible, ce qui donne au tableau une lumière et une densité extraordinaire.

Après presque 20 ans d’abstraction radicale, de nombreuses thématiques ont surgi ; les corps, les paysages, la montagne, les arbres, les fleurs, les vanités, les ciels etc. La présence poétique de ses sujets est primordiale.

La peinture de Fabrice Rebeyrolle nécessite un engagement total. Elle est le résultat d’une mise en tension de la forme représentée et de son support dont la surface picturale conserve les traces à travers l’accumulation des strates.

Dans cette volonté de représentation, ce que l’artiste interroge, c’est la peinture elle- même.

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2014

« Fabrice Rebeyrolle ou le désir du beau » Jean-François Naudier

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Loin des bricolages actuels, Fabrice rebeyrolle a choisi la somptuosité.

Son œuvre est, osons le mot, belle.

Il n’est guère de beauté possible sans liberté et guère de liberté possible sans résistance.

Belle, la peinture de Fabrice Rebeyrolle résiste donc.

La référence à l’histoire de l’art n’est pas anecdotique puisque le peintre partage avec «  les anciens » ce désir aujourd’hui si transgressif du beau : voilà la résistance à l’œuvre.

Ainsi, selon les thématiques choisies, l’artiste travaille des œuvres abstraites ou figuratives en utilisant une technique aussi complexe que savante.

Fabrice rebeyrolle ose autant les somptueux gris que les couleurs luxuriantes, les transparences, le risque et la liberté du geste. Il ose surtout mêler la douceur et la violence, l’extrême élégance des motifs colorés, le raffinement.

Loin de toute mièvrerie, cette beauté là, comme toute beauté, est à la fois sauvage et magnifique. Elle peuple nos ténèbres et nous grandit.

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2016

« Fabrice Rebeyrolle en poésie » B. Teulon-Nouailles

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Pour Fabrice Rebeyrolle, la sensation précède l’acte de création. Pour lui, la peinture n’est pas un moyen de séduction mais un instrument de connaissance et d’exploration de la pensée.

Une peinture rappelle-t-il, est une forme de métaphore.

Il n’y a qu’à se plonger dans ses grandes toiles pour y voir vibrer d’incessants jeux de lumière  dont la couleur renferme le vivant. Il a fait de sa peinture la traduction de l’organique, d’un désir sans cesse renaissant.

Chez Fabrice Rebeyrolle, la fréquentation des poètes paraît couler de source tant elle est intimement associée sa pratique de la peinture au sens le plus ouvert de l’expression.

Les affinités qui se font jour entre langage plastique et écriture semblent pour lui un stimulant puissant. De la friction imprévisible des mots, jaillissent des étincelles dont l’artiste fait souvent ses délices.

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2020

« Les gouffres du temps ou les livres-objets dans la peinture de Fabrice Rebeyrolle » Isabelle Lévesque

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Fabrice Rebeyrolle aime les écrivains. En affirmant sa prédilection pour les poètes, il souligne une filiation que l’on pressent dès que l’on observe ses livres d’artiste. Que cherche-t-il enfoui? Chaque livre s’offre d’abord dans sa matérialité : on peut le poser droit comme un mur (il a toujours une fenêtre, une aspiration manifeste à signifier par l’échappée).

Dans son travail de peintre, très souvent, son énergie créatrice le porte vers de grands formats. En visitant son atelier, on est saisi par ces présences gigantesques. Il soulève les tableaux pour nous et c’est un tourbillon : nous nous sentons plus petits que ses œuvres. Ou plutôt nous éprouvons qu’elles nous dépassent – comme la Beauté.

Ainsi, par ses livres qui le contraignent à travailler sur des formats possibles à embrasser, nous offre-t-il une trace de sa quête: souvent le ciel, dans sa matérialité brute et onirique, ou la cendre épaisse de ce qui fut, ou l’arbre (fût-il « inversé »), ou les fleurs immortelles dont la duplication secrète produit toujours une autre essence. Fabrice Rebeyrolle ne répète pas : la variation, dans son principe de surprise, produit l’identique et l’altérité. Nous nous dirons : où trouve-t-il ?... La source, la force.

C’est que la passion le soulève et le porte à envisager des angles de vue qui diffèrent et permettent d’allier des mondes antinomiques a priori. Comment une fleur pourrait-elle avoir la consistance de la craie ? Comment le végétal et le minéral peuvent-ils fusionner ? La réponse n’est formulée que sur la toile ou dans le livre. D’ailleurs, le peintre renforce le papier. Pigments, vernis, colle, huile apporteront une tenue, une portée. De son écriture graphique, parfois, il choisit de manuscrire les poèmes. Alors le palimpseste devient constitutif de la trace comme si le temps avait été déjoué et quelque chose retrouvé. Archéologue, peut-être, le peintre.

Il aime l’effet de l’acide et de l’incision, ce qui mord et défait avant la réparation. Le graveur n’en démord pas, il n’a de cesse. Il recoud la trame invisible du sens dans une œuvre qui semble surgir des gouffres du temps.

Nous voici face à elle : la merveille, par mimétisme, invite à se pencher, écrire pour que s’accomplisse l’osmose entre la forme, la couleur et les mots.

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Accepter la brûlure

 

Par Isabelle Lévesque

Postface du livre « Rien du pire » Editions L’herbe qui tremble, 2026

 

Peindre n’est pas de mon ressort : j’habite un autre gouffre.

Un gouffre immobile dont je m’extrais pour l’écrire. C’est le poème.

Je sais que le peintre peut le rejoindre.

Les couleurs se détachent parfois de la peinture pour entrer dans le texte.

On se demande si le peintre a inventé le bleu douloureux pour qu’il soit nommé.

J’ignore quelle magie préside à cette alchimie, pourtant je la vis en regardant.

Le sujet importe peu, les formes et les couleurs viennent incarner le sens ou l’énigme.

Nombre de poèmes d’« Une dissidence » et de « Mémoire des sentinelles » sont nés

de séries de toiles de Fabrice Rebeyrolle : Horizons, Anges, Apparition...

Le peintre les évoque comme des paysages qui n’existent pas.

Le livre s’est d’abord déployé sur cette assise, même si la partie centrale,

« Le manque inverse le dire », s’est écrite indépendamment de toute peinture.

C’est l’ensemble du livre qui a suscité les nouvelles peintures de Fabrice Rebeyrolle.

Elles n’accompagnent Rien du pire, ouvrent des perspectives.

De toute évidence, le peintre n’a pas offert la légèreté à ce livre,

 le pire se lit d’abord dans les peintures denses et souvent chargées en matière.

Il offre au poème plusieurs espaces – six visions, six horizons terriens, ou terrestres, qui se complètent ou s’opposent, trois diptyques qui suivent les sections du livre.

Au dos de chaque planchette, le titre de la section et une citation.

Toujours, cependant, la ponctuation du pire est relative : quelque chose, une ligne bleue, un éclat d’or tempère l’obstacle noir.

La diversité des matières colorées ancre des possibles.

Des vagues immobiles de terre, d’eau ou de nuages solides, se couvrent ou découvrent, accrochant la lumière chacune à sa façon.

Parfois une vague d’or brise et s’impose, parfois c’est un rouge brûlant, un bleu surnaturel.

Le monde inventé se révèle fluide et suit la trajectoire du livre.

Au prisme bleu d’« Une dissidence » succèdent les visions noires et terribles de la deuxième partie, « Le manque inverse le dire », qui se métamorphosent, en dernière partie, dans des couleurs serrées par un étau dont elles se libèrent, par une bascule qui accroît la lumière.

On ne sait comment.

Il aura fallu traverser le pire, marcher sur des braises, accepter la brûlure.

Le peintre lit, emporte le poème vers où il naît et vers ailleurs.

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